Ethylotest et alcootest

En 2011, pour un tiers des personnes qui ont trouvé la mort dans un accident routier, l’alcool était en cause. Depuis plus de 10 ans, ce taux ne diminue pas. Plus de 1100 vies auraient pu être sauvées si aucun conducteur responsable n’avait pris la route avec un taux d’alcool positif.

Ethylotest :

Il avait été rendu obligatoire, en 2012, dans tous les véhicules terrestres motorisés. Un nouveau décret de 2013 maintient l’obligation de  posséder un éthylotest mais annule la sanction en cas de non-possession de cet appareil.
Son but est d’inciter les conducteurs à autocontrôler leur alcoolémie avant de prendre le volant.
Il permet de dépister un taux d’alcool dans l’air expiré. Ils doivent être utilisés une heure après l’absorptin de la dernière boisson alcoolisée, période où l’alcoolémie est à son maximum. Il en existe deux catégories.
L’éthylotest chimique, qui est à usage unique. Il convient de suivre le mode d’emploi fourni avec l’appareil. Il est très peu cher : environ 1 € et se conserve deux ans avant d’être utilisé.
L’éthylotest électronique comporte un embout qui est à usage unique. Il permet plusieurs centaines de contrôles mais doit être vérifié toutes les années. Il possède un capteur électrochimique qui mesure le taux d’alcoolémie dans le sang. Il est plus onéreux : plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’euros, suivant le modèle.

Alcootest :

Il permet la mesure de la concentration en alcool de l’air expiré par une personne. Il fournit la teneur approximative en alcool du sang.
A  l’occasion d’un contrôle routier, les forces de l’ordre sont habilitées à faire procéder à un test d’alcoolémie sur le conducteur. S’il est positif, le conducteur peut écoper d’une sanction pour conduite en état d’ivresse.
Il est obligatoire dans deux cas :
– lors d’une grave infraction au Code de la route qui entraîne une suspension du permis de conduire,
– à l’occasion d’un accident de la route entraînant un dommage corporel.
L’agent assermenté demande de souffler dans une poche en plastique (le fameux ballon) pour déterminer si vous vous situez au-dessus ou au-dessous de 0,25 mg/L d’air expiré, limite autorisée. Il peut également utiliser un éthylotest.
Dans le cas d’un refus de dépistage ou d’un dépistage positif du conducteur, des contrôles supplémentaires par éthylomètres ou prise de sang peuvent être effectués.
Suivant les résultats de ce test, les agents sont habilités à procéder à la rétention du permis de conduire du conducteur alcoolisé.